La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf, AfCFTA en anglais) franchit une nouvelle étape en 2026, avec un volume d'échanges intra-africains en forte hausse. Lancée opérationnellement en 2021, l'initiative vise à créer le plus vaste marché commun du monde par le nombre de pays participants.
Un marché continental en construction
La ZLECAf ambitionne de réunir l'ensemble des économies du continent au sein d'un espace commercial unifié, avec à terme la suppression progressive des droits de douane sur la grande majorité des produits. L'objectif affiché est de stimuler la transformation locale, de réduire la dépendance aux importations hors du continent et de favoriser l'émergence de chaînes de valeur régionales.
Des obstacles encore réels
Malgré ces avancées, plusieurs freins subsistent : insuffisance des infrastructures de transport, lourdeurs douanières, faible diversification de certaines économies et persistance de barrières non tarifaires. Les experts soulignent que la réussite de la ZLECAf dépendra de la mise en œuvre concrète des engagements par les États membres.
Un levier pour l'intégration
Pour ses promoteurs, la montée en puissance des échanges intra-africains constitue un signal encourageant pour l'intégration économique du continent. La consolidation de cette dynamique, combinée à des systèmes de paiement panafricains comme le PAPSS, pourrait renforcer durablement la résilience des économies africaines.