Les forces armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunies au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), poursuivent une série de campagnes aériennes coordonnées contre les groupes armés actifs dans le nord et l'est du Mali. Ces opérations font suite aux attaques meurtrières survenues fin avril 2026 dans les régions de Gao, Ménaka et Kidal, attribuées à des combattants liés à al-Qaïda et à des éléments séparatistes.
Une riposte coordonnée
Selon les autorités militaires des trois pays, les frappes visent à neutraliser les bases logistiques et les colonnes mobiles des groupes armés. La mutualisation des moyens aériens illustre la volonté de l'AES de présenter un front sécuritaire intégré, alors que l'état-major unifié de l'alliance fonctionne désormais depuis Niamey.
Un cadre institutionnel renforcé
Le Burkina Faso a récemment ratifié les protocoles de l'AES portant sur la diplomatie et la défense, qui permettent aux États membres de coordonner leur politique étrangère et de répondre conjointement aux menaces. Cette ratification s'inscrit dans la consolidation d'une confédération née de la rupture avec plusieurs partenaires occidentaux traditionnels.
Des défis persistants
Malgré l'intensification des opérations, de larges portions du territoire sahélien échappent encore au contrôle effectif des États. Les organisations humanitaires continuent d'alerter sur le sort des populations civiles, prises en étau entre les exactions des groupes armés et les conséquences des opérations militaires. L'efficacité durable de cette stratégie reste, selon les observateurs, difficile à évaluer à court terme.