Le constat est récurrent mais toujours préoccupant : plus de 70 % des médicaments consommés en Afrique sont importés, principalement depuis l'Asie. Cette dépendance, révélée avec acuité lors des crises sanitaires récentes, pousse le continent à repérer les leviers d'une véritable souveraineté pharmaceutique.
Une dépendance structurelle
L'Afrique importe l'essentiel de ses médicaments et principes actifs, notamment d'Inde et de Chine. Cette situation expose le continent aux ruptures d'approvisionnement, aux variations de prix et aux risques de produits de qualité insuffisante. Les chôcs logistiques mondiaux ont rappelé la fragilité de chaînes d'approvisionnement trop éloignées des besoins.
Des initiatives de production locale
Plusieurs pays et organisations régionales encouragent l'implantation d'unités de production pharmaceutique sur le continent. Les investissements dans la fabrication de génériques, de vaccins et de consommables médicaux se multiplient. L'harmonisation des réglementations et la montée en compétence des laboratoires africains sont présentées comme des conditions de réussite.
Un enjeu économique et sanitaire
Développer une industrie pharmaceutique africaine relève autant de la santé publique que de la stratégie économique. La création d'emplois qualifiés, la réduction de la facture des importations et le renforcement de la résilience sanitaire en sont les bénéfices attendus. Le défi reste celui du financement, de la formation et de l'accès aux marchés à l'échelle continentale.