L'investiture du président béninois Romuald Wadagni a offert une scène inattendue de rapprochement régional. En invitant les délégations malienne, burkinabè et nigérienne, Porto-Novo a envoyé un signal fort sur la nécessité de retisser les liens entre voisins du golfe de Guinée et du Sahel.
Un discours tourné vers le voisinage
Dans son allocution, le nouveau chef de l'État béninois a insisté sur la nécessité de travailler ensemble face à la menace terroriste qui déborde de plus en plus vers les pays côtiers. Cette tonalité d'ouverture tranche avec les tensions des dernières années et a été saluée par plusieurs observateurs comme une main tendue en direction de la Confédération des États du Sahel.
Une frontière nord sous pression
Le Bénin, comme le Togo ou la Côte d'Ivoire, fait face à une pression sécuritaire croissante sur sa frontière septentrionale. Les incursions de groupes armés dans la région du parc W et de l'Alibori rendent la coopération avec les pays sahéliens indispensable. Le partage de renseignement et la coordination des opérations frontalières figurent parmi les priorités évoquées.
Vers une normalisation progressive
La présence des délégations sahéliennes à Porto-Novo nourrit l'hypothèse d'une normalisation progressive des relations. Sans préjuger d'un retour des trois pays dans le giron de la CEDEAO, ces gestes diplomatiques créent un climat propice au dialogue. Les prochains mois diront si cette dynamique se traduit par des accords opérationnels concrets.