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Économie

Cameroun : Golar LNG retire son navire-usine Hilli Episeyo, fin de 8 ans d'aventure GNL au large de Kribi

Énergie en Afrique

Le groupe bermudien Golar LNG met fin à son aventure camerounaise. Le navire-usine Hilli Episeyo, unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (FLNG) déployée au large de Kribi depuis 2018, sera déconnecté de son point d'amarrage en juillet 2026. Huit ans après l'inauguration du premier projet FLNG d'Afrique, la page se tourne pour le Cameroun, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et Perenco.

Un contrat arrivé à échéance, une unité vers l'Argentine

Le contrat d'exploitation du Hilli Episeyo dans le cadre du Cameroon FLNG arrive à son terme au troisième trimestre 2026. Après le déchargement de sa 152e cargaison, l'unité sera prise en charge par une société spécialisée pour la déconnexion de son système d'amarrage, puis remorquée vers les chantiers Seatrium de Singapour pour rénovation. Golar a conclu un contrat de vingt ans en Argentine pour son prochain déploiement, avec des coûts estimés à environ 350 millions de dollars pour le repositionnement et les travaux de remise en état.

Un bilan positif mais un vide à combler

En huit années d'activité, le projet a produit et exporté 152 cargaisons de GNL, générant des revenus significatifs pour la SNH et contribuant à la diversification énergétique du Cameroun. Le départ du Hilli Episeyo soulève toutefois des interrogations sur l'avenir de la filière gaziere offshore camerounaise. Les autorités de Yaoundé n'ont pas encore communiqué sur un éventuel successeur ou sur un projet de remplacement pour valoriser les gisements encore non exploités au large de Kribi.

Un signal pour la stratégie énergétique nationale

L'épisode Golar LNG intervient dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer son indépendance énergétique et à attirer de nouveaux investisseurs dans le secteur pétrolier et gazier. Pour les analystes, la transition crée une fenêtre d'opportunité : négocier dès à présent avec de nouveaux opérateurs capables de maintenir voire d'accroître la production de GNL, ou envisager des solutions d'infrastructure permanentes moins dépendantes des units flottantes louées.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — données à vérifier avant publication définitive.