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Sécurité

Mali : les attaques coordonnées d'avril 2026, une offensive sans précédent contre les villes

Mali : les attaques coordonnées d'avril 2026, une offensive sans précédent contre les villes

Le 25 avril 2026, le Mali a été frappé par la série d'attaques la plus coordonnée de toute l'histoire de son conflit armé. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM/JNIM) et les rebelles séparatistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont lancé des opérations simultanées contre plusieurs centres urbains et bases militaires, redessinant brutalement la carte sécuritaire du pays.

Des frappes simultanées sur tout le territoire

En l'espace de quelques heures, les villes de Bamako, Kati — où se trouve le principal camp militaire du pays —, Kidal, Gao, Sévaré et Mopti ont été visées. Cette simultanéité témoigne d'une capacité de coordination et de logistique nouvelle de la part des groupes armés, qui avaient jusqu'ici mené principalement des attaques rurales ou en zone de conflit.

L'attaque contre Bamako et Kati, siège du commandement militaire malien, a représenté un signal particulièrement fort, marquant l'entrée de la capitale dans une nouvelle phase d'exposition directe aux violences jihadistes.

Réponse de l'Alliance des États du Sahel

Face à l'ampleur de l'offensive, l'Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger — a déclenché une riposte conjointe. Dès le 30 avril, le Niger a officiellement annoncé que les forces unifiées de l'AES avaient « mené des campagnes aériennes intenses » contre les positions jihadistes et séparatistes dans les régions de Kidal, Gao et Ménaka. Cette réponse coordonnée traduit la volonté des trois États de démontrer l'efficacité opérationnelle de leur confédération militaire.

Des territoires perdus dans le Nord

Début mai, les groupes armés ont pris le contrôle de la base militaire de Tessalit, dans la région de Kidal, à proximité de la frontière algérienne, après le retrait des troupes maliennes et russes vers le sud. Cette perte représente un recul territorial notable pour Bamako, qui avait pourtant renforcé son dispositif avec l'appui de combattants du groupe paramilitaire russe Africa Corps.

Une escalade qui interroge la stratégie régionale

Les offensives d'avril 2026 s'inscrivent dans une tendance documentée depuis plusieurs mois : une montée en puissance des groupes armés dans le Sahel central, malgré — ou peut-être à cause de — la rupture avec les missions de sécurité occidentales. Plusieurs analystes soulignent que la priorité accordée à la survie politique des juntes au détriment des réformes de gouvernance fragilise durablement la capacité des États à répondre à la menace.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.