Pour la première fois de son histoire, la Coupe du Monde FIFA accorde dix places aux nations africaines. La compétition, qui se tient à partir de juin 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est une opportunité historique pour le football africain de franchir un cap. Dix fédérations ont su naviguer les éliminatoires, portant les couleurs d'un continent où le ballon rond représente bien plus qu'un simple divertissement.
Le Maroc, grande favorite africaine
Champion d'Afrique des nations en titre — après la décision du jury d'appel de la CAF en mars 2026 — et demis-finaliste du Mondial 2022, le Maroc aborde la compétition avec de grandes ambitions. Les Lions de l'Atlas alignent une génération talentueuse, aguerrie aux compétitions internationales. Le Nigeria, troisième de la CAN 2025-2026, figure également parmi les équipes africaines à surveiller, avec un effectif mêlant expérience européenne et talent local.
Le Cameroun absent, une déception nationale
Les Lions Indomptables du Cameroun ne seront pas au rendez-vous du Mondial 2026. Terminés deuxièmes de leur groupe éliminatoire avec 19 points, ils ont dû disputer les barrages continentaux où ils ont été éliminés par la République démocratique du Congo sur un but de Chancel Mbemba dans les derniers instants. L'élection de Samuel Eto'o à la tête de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) est désormais jugée à l'aune de cette déception, qui alimente un débat national sur la gouvernance du football et la stratégie sportive à adopter.
Un moment charnière pour le football africain
Avec dix représentants — dont le Maroc, le Nigeria, l'Égypte, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, l'Algérie, la Tunisie, l'Afrique du Sud et la RDC — le continent africain jouera un rôle visible dans la première édition élargie à 48 équipes. L'ambition commune est d'atteindre les quarts de finale et de prouver que le niveau du football africain a effectivement progressé ces dernières années.