Les régions du Nord et de l'Adamaoua au Cameroun font face à une recrudesence des incidents sécuritaires sur les axes routiers. Des témoignages de commerçants et de chauffeurs de cars de transport font état de coupeurs de route de plus en plus audacieux, opérant parfois en plein jour sur des tronçons isolés. Des caches d'armes ont également été découvertes ces derniers mois par les forces de défense dans certaines localités frontalières.
Des éléments armés venus d'ailleurs
Selon des sources militaires, une partie des éléments responsables de ces actes sont des individus en provenance des zones de conflit voisines, notamment du Tchad et de la République centrafricaine. L'inflitration de ces éléments armés incontrôlés dans la zone Adamaoua constitue une préoccupation croissante pour les autorités administratives et militaires. Des opérations de ratissage sont régulièrement menées, mais le relief et la longueur des frontières compliquent la surveillance.
Un impact sur le commerce et les déplacements
La menace des coupeurs de route pèse directement sur les activités économiques de la sous-région. Les transporteurs de marchandises hésitent à emprunter certains axes sans escorte, ce qui renchérit les coûts logistiques et impacte l'approvisionnement des marchés locaux. Des associés de transporteurs réclament la mise en place de convois escortés sur les routes les plus exposées, notamment celle reliant Ngaoundéré à Garoua.
Les forces de défense maintiennent leur vigilance
Le commandement militaire de la région a confirmé le maintien de dispositifs de sécurité sur les grands axes, avec des points de contrôle et des patrouilles mobiles. Des téléphones satellites et des radios ont été distribués à certains chefs de village pour améliorer la remontée d'informations en temps réel. La coopération transfrontalière avec les forces tchadiennes et centrafricaines est également évoquée comme levier pour mieux contrôler les mouvements des groupes armés.