Dans le septentrion camerounais, la vigilance reste de mise face au choléra. Après la confirmation de cas dans le district de santé du Mayo-Oulo, entre Garoua et Maroua, les équipes sanitaires déploient des mesures de prévention et de prise en charge pour éviter une propagation dans des régions déjà fragilisées.
Une zone vulnérable
Le Nord et l'Extrême-Nord cumulent plusieurs facteurs de risque : accès limité à l'eau potable, forte mobilité des populations et présence de camps de déplacés. Ces conditions favorisent la circulation des maladies hydriques. Le choléra, endémique dans le bassin du lac Tchad, y trouve un terrain propice lors des périodes de tension sur l'approvisionnement en eau.
Les mesures engagées
Les services de santé ont renforcé la surveillance épidémiologique, sensibilisé les communautés aux gestes d'hygiène et mis en place des points de réhydratation. Le traitement de l'eau, la distribution de produits de désinfection et la formation des relais communautaires constituent les piliers de la riposte. Les partenaires humanitaires appuient ce dispositif dans les zones les plus exposées.
Un enjeu de prévention durable
Au-delà de l'urgence, les acteurs de santé insistent sur l'importance des investissements dans l'eau et l'assainissement. Sans amélioration durable de l'accès à l'eau potable, les épisodes épidémiques risquent de se répéter. La coordination entre autorités locales, services centraux et organisations humanitaires reste déterminante pour protéger les populations du septentrion.