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Économie

BAD et Forum économique mondial : un nouveau cap pour les investissements en Afrique

Lors des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), une alliance stratégique a été formalisée avec le Forum économique mondial (FEM) pour mobiliser davantage d'investissements privés à destination des marchés émergents africains. Cette initiative intervient dans un contexte où la croissance du continent devrait atteindre 4,3 % en 2026, puis 4,5 % en 2027, selon les projections des institutions financières internationales.

Une feuille de route pour canaliser les capitaux privés

La feuille de route pour l'investissement humanitaire et la résilience en Afrique, lancée conjointement par la BAD et le FEM, vise à orienter les capitaux privés vers les économies les plus fragiles du continent. L'objectif est double : répondre aux besoins urgents de financement des infrastructures tout en posant les bases d'une croissance plus durable à long terme.

Les experts réunis lors de ces assemblées ont appelé à des réformes audacieuses pour lever les obstacles à l'investissement : instabilité réglementaire, risques politiques, manque de transparence et difficultés d'accès aux financements à long terme. Le Maroc a été distingué en tête du nouvel indice d'industrialisation de l'Afrique publié par la BAD, devant l'Afrique du Sud et l'Égypte.

Une croissance portée par la demande intérieure

La vitalité économique africaine pour 2026 repose en partie sur une demande intérieure dynamique, portée par une population jeune et croissante. Les investissements dans les infrastructures — énergie, transport, numérique — constituent l'autre moteur de cette dynamique. La transition bas-carbone crée par ailleurs de nouvelles opportunités dans les secteurs de l'eau, de l'agriculture durable et des énergies renouvelables.

L'Agence française de développement (AFD), qui vient de publier son rapport annuel sur l'économie africaine, insiste sur les enjeux de la transformation industrielle du continent. Si des progrès réels sont constatés, ils restent inégaux et concentrés dans quelques économies. Des pays comme le Nigeria, l'Éthiopie ou la Côte d'Ivoire tirent la locomotive, tandis que d'autres peinent à attirer les investisseurs.

L'emploi, défi central de la décennie

Avec une jeunesse représentant plus de 60 % de la population africaine, la création d'emplois productifs s'impose comme le défi économique le plus structurant de la décennie. Les institutions financières internationales appellent à des politiques publiques volontaristes pour convertir ce dividende démographique en moteur réel de développement. L'industrialisation locale, la formation professionnelle et l'accès aux marchés régionaux — notamment via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) — sont identifiés comme les leviers prioritaires.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.