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Santé · Alerte

Ebola en RDC : l'OMS parle d'épidémie « extrêmement grave », plus de 900 cas suspects

Santé épidémie Ebola RDC

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié à la fin du mois de mai 2026 l'épidémie d'Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC) d'« extrêmement grave ». Plus de 900 cas suspects et 220 décès ont été signalés depuis le début de cette 17e flambée épidémique dans le pays. L'OMS avait déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) le 16 mai 2026.

Une flambée dans des zones difficilement accessibles

Les provinces orientales de la RDC, en proie à des violences armées depuis plusieurs années, constituent le principal foyer de l'épidémie. L'accès humanitaire y est extrêmement limité en raison de l'insécurité, ce qui complique la détection précoce des cas, la prise en charge des malades et la mise en quarantaine des contacts. L'OMS a relevé son niveau d'alerte de « élevé » à « très élevé » pour la RDC, soit le niveau maximal dans sa propre évaluation interne.

Le risque de propagation régionale

L'Ouganda a enregistré deux cas confirmés et un décès, confirmant la menace d'une extension transfrontière. L'OMS a identifié dix pays africains présentant un risque élevé de propagation, en raison de leur proximité géographique et des flux de population avec les zones affectées. Des équipes de surveillance sont déployées aux points d'entrée et dans les communautés frontalères. Pour l'heure, le risque est jugé « faible » en dehors de l'Afrique.

L'absence de vaccin compliqué la réponse

Contrairement à de précédentes flambées Ebola pour lesquelles des vaccins avaient été déployés avec succès, la souche identifiée dans cette 17e flambée présente des caractéristiques qui limitent l'efficacité des outils disponibles. Les chercheurs de l'Africa CDC, de l'OMS et de plusieurs instituts scientifiques travaillent en urgence à l'adaptation des protocoles de traitement et à l'évaluation des options vaccinales. La communauté internationale est appelée à financer massivement la réponse pour éviter que cette crise sanitaire ne prenne une ampleur mondiale.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — données à vérifier avant publication définitive.