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Septentrion

Nord-Cameroun : la saison des pluies fragilise les axes routiers, des communautés coupées du reste du pays

Route dégradée en Afrique

Avec l'installation progressive de la saison des pluies sur les régions du Nord et de l'Adamaoua, les axes routiers qui relient les grandes villes aux zones rurales enclavées se retrouvent en mauvais état, voire impraticables par endroits. Des populations isolées peinent à acheminer leurs produits agricoles vers les marchés et à accéder aux services essentiels de santé et d'éducation.

Des tronçons rendus impraticables

Plusieurs axes secondaires reliant les arrondissements de la région du Nord — notamment les tronçons Garoua-Poli et Ngaoundéré-Tibati dans l'Adamaoua — voient leur état se dégrader sensiblement dès les premières pluies. Les nids-de-poule se creusent, les ponts provisoires débordent, et les véhicules de transport en commun hésitent à s'y aventurer, laissant les usagers se débrouiller par leurs propres moyens. Certaines communautés signalent des journées entières sans liaison motorisée avec les chefs-lieux de département.

Un problème récurrent qui pèse sur l'économie locale

Ce phénomène saisonnier n'est pas nouveau, mais sa récurrence souligne l'insuffisance chronique de l'entretien des infrastructures dans la région. Les producteurs de coton, de mil et d'arachide souffrent particulièrement, ne pouvant acheminer leurs récoltes vers les points de collecte ou les marchés. La SODECOTON, présente dans le Nord-Cameroun, reconnaît que les difficultés logistiques en période pluvieuse réduisent sa capacité à soutenir efficacement les agriculteurs. Les prix des denrées de première nécessité augmentent mécaniquement dans les zones enclavées dès que les routes deviennent inaccessibles.

Des appels à des investissements durables dans les infrastructures

Face à cette situation, des élus locaux et des organisations de la société civile renouvellent leurs appels aux autorités compétentes pour accélérer les travaux de bitumage et de renforcement des pistes rurales. Des projets existent dans les cartons — notamment dans le cadre des financements du FEICOM et de partenaires bilatéraux — mais leur mise en œuvre reste lente. Des experts rappellent que des routes praticables toute l'année constituent un levier indispensable pour le développement économique du Septentrion, région dont le potentiel agricole et pastoral reste sous-exploité à cause des contraintes logistiques.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — données à vérifier avant publication définitive.