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Extrême-Nord · Sécurité

Extrême-Nord : la MNJTF intensifie ses patrouilles contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad

Opérations sécuritaires dans le bassin du lac Tchad

La Force multinationale mixte (MNJTF), qui regroupe les armées du Cameroun, du Niger, du Nigéria, du Tchad et du Bénin, a annoncé un renforcement de ses opérations dans le bassin du lac Tchad. Face à la persistance des attaques de groupes armés non étatiques dans l'Extrême-Nord du Cameroun, les états-majors des pays membres ont décidé d'accroître la fréquence et l'ampleur des patrouilles conjointes dans les zones frontalières les plus sensibles.

Une menace qui se reconfigure sans disparaître

Boko Haram et sa faction dissidente ISWAP (État islamique en Afrique de l'Ouest) continuent de représenter une menace persistante dans les arrondissements de Fotokol, Kolofata et dans les îles du lac Tchad. Si les grandes opérations terroristes de masse se font plus rares, les incursions ciblées — enlèvements de civils, attaques contre des agriculteurs et des éleveurs, pose d'engins explosifs improvisés (EEI) sur les axes de déplacement — demeurent fréquentes. Selon des sources sécuritaires régionales, plusieurs incidents ont été enregistrés au cours du mois de mai 2026, rappelant que le groupe n'est pas neutralisé.

Des opérations conjointes pour sécuriser les populations

Les patrouilles conjointes de la MNJTF couvrent désormais des secteurs précédemment laissés sans couverture permanente, notamment les berges est et nord du lac Tchad du côté camerounais. Des postes d'observation avancés ont été renforcés, et des échanges de renseignements entre les armées nationales se tiennent de manière régulière. L'objectif affiché est de créer un couloir de sécurité suffisant pour permettre le retour progressif des populations déplacées dans leurs villages d'origine.

Un enjeu humanitaire et de développement

La sécurisation du bassin du lac Tchad conditionne directement la reprise des activités économiques — pêche, agriculture, élevage — et le retour à l'école pour des milliers d'enfants déscolarisés. Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et plusieurs ONG présentes dans la zone soulignent que, tant que la sécurité ne sera pas solidement rétablie, la réponse humanitaire ne pourra que pallier les urgences sans traiter les causes profondes du déplacement. Un bilan plus complet des opérations de la MNJTF est attendu lors du prochain sommet de la Commission du bassin du lac Tchad.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — données à vérifier avant publication définitive.