La Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a engagé sa force militaire unifiée dans des opérations aériennes d'envergure dans le nord du Mali. Ces opérations font suite à une offensive coordonnée de groupes armés jihadistes et de combattants séparatistes touaregs, déclenchée le 25 avril 2026 dans les régions de Gao, Ménaka et Kidal.
Une réponse militaire rapide et coordonnée
Selon les autorités nigériennes et les états-majors de l'Alliance, les unités de la force conjointe ont réagi « promptement et avec énergie » dans les heures qui ont suivi les premières attaques. Des drones des forces armées maliennes (FAMa) ont repéré et frappé des regroupements de combattants dans la région de Gao, neutralisant plusieurs dizaines de militants et détruisant des véhicules équipés d'armement lourd.
Dans la zone de Ménaka, des frappes aériennes menées avec l'appui des équipages de l'Africa Corps ont ciblé de larges rassemblements de groupes armés, avec des bilans préliminaires faisant état de la neutralisation de plus de 150 combattants et de la destruction de nombreux véhicules tout-terrain.
Une montée en puissance de la force AES
Ces opérations illustrent la nouvelle capacité de projection militaire de l'Alliance. La force conjointe, initialement constituée de 5 000 hommes, a été portée à 15 000 soldats au printemps 2026. Elle dispose désormais d'une composante aérienne opérationnelle, signe d'une montée en puissance qui distingue ce dispositif des précédents formats multinationaux dans la région.
Les dirigeants des trois pays ont présenté cette réponse comme la preuve que la Confédération est capable d'assurer elle-même la défense de son espace, sans dépendre de partenaires extérieurs.
Des défis sécuritaires persistants
Si la capacité de réaction de l'AES est indéniable, les observateurs rappellent que les offensives jihadistes dans le Sahel central se sont intensifiées ces derniers mois. Les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique continuent de frapper des positions militaires, des axes de ravitaillement et des zones civiles. La reconquête durable du terrain reste un objectif difficile à atteindre malgré les frappes.
La population des régions concernées, régulièrement exposée aux violences des groupes armés comme aux dommages collatéraux des opérations militaires, attend des résultats tangibles en matière de sécurité quotidienne.