La Société Nationale des Mines (Sonamines) a démarré le 1er juin 2026 une mission de terrain dans les régions de l'Adamaoua et de l'Est du Cameroun. L'objectif est d'actualiser l'inventaire des potentialités minières de ces vastes étendues, encore largement sous-exploitées. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la politique de valorisation des ressources naturelles portée par le gouvernement.
Un sous-sol aux ressources prometteuses
L'Adamaoua recèle des gisements connus de bauxite, de fer et d'autres minéraux industriels. Des études antérieures menées avec des partenaires internationaux avaient identifié plusieurs zones à fort potentiel dans les arrôndissements de Ngaoundéré, Meiganga et Tibati. La mission en cours vise à préciser ces données, à mettre à jour la cartographie géologique et à évaluer la faisabilité d'une exploitation à échelle industrielle.
Enjeux économiques et sociaux pour la région
Pour les populations locales, le développement du secteur minier représente un espoir de création d'emplois et de revenus dans une région où le taux de chômage des jeunes reste élevé. Les autorités régionales ont exprimé leur soutien à la démarche tout en insistant sur la nécessité d'un partage équitable des retombées locales et d'une étude d'impact environnemental rigoureuse. Le projet PARSE IV, financé par l'Union européenne, accompagne ce processus en renforçant les capacités institutionnelles locales.
Un contexte favorable aux investissements
Le Cameroun a adopté en 2025 des réformes de son code minier pour faciliter l'attractivité du secteur auprès des investisseurs étrangers. Dans un contexte mondial de tension sur l'approvisionnement en matières premières stratégiques, la richesse minière de l'Adamaoua pourrait devenir un levier de développement déterminant pour l'ensemble du Septentrion camerounais.