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Sécurité

Sahel : la Confédération AES face à une menace jihadiste qui s'étend vers les capitales

Deux ans après la transformation de l'Alliance des États du Sahel en Confédération, le Mali, le Burkina Faso et le Niger continuent de faire face à une insécurité profonde et persistante. Les chiffres de 2025 témoignent d'une détérioration alarmante, alors que les groupes armés semblent étendre leur emprise vers des zones toujours plus peuplées.

Des chiffres qui révèlent l'ampleur de la crise

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Sahel central a enregistré 3 737 incidents sécuritaires ayant causé plus de 9 300 décès rien qu'en 2025. Près de 3 millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, dont 2 millions au seul Burkina Faso — un record pour la région.

Le JNIM étend ses opérations

En février 2026, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a conduit une série d'attaques coordonnées d'une semaine dans l'est et le nord du Burkina Faso. Cet épisode illustre une tendance documentée par plusieurs centres de recherche : les groupes jihadistes sahéliens cherchent désormais à pénétrer les agglomérations proches des capitales.

La force conjointe de l'AES, une réponse en construction

Face à cette pression, la Confédération des États du Sahel a activé son dispositif militaire commun, avec une force unifiée d'environ 15 000 soldats issus des trois armées nationales. Ce mécanisme de coordination opérationnelle représente l'une des avancées les plus concrètes de l'Alliance depuis sa fondation en 2023. Les trois États ont également harmonisé leur diplomatie et lancé les travaux de création d'une Banque d'investissement de l'AES.

Mais les analystes sont prudents : la capacité de cette structure à inverser la dynamique sécuritaire reste à démontrer. La fermeture des bases étrangères et le retrait des partenaires multilatéraux ont laissé un vide opérationnel que la force conjointe peine encore à combler entièrement.

Une souveraineté revendiquée, des résultats attendus

Sur le plan politique, les trois juntes au pouvoir présentent l'AES comme un symbole de souveraineté retrouvée. Mais la population, elle, attend avant tout des résultats concrets en matière de sécurité quotidienne et de libre circulation. C'est à cette aune que l'avenir de la Confédération sera jugé.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.