Des affrontements armés impliquant des groupes non identifiés ont éclaté dans plusieurs localités de la province de l'Ouham, dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), début juin 2026. Selon des sources humanitaires sur le terrain, plusieurs milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs villages en direction de Bossangoa, chef-lieu de l'Ouham.
Un contexte de fragilité persistante
La province de l'Ouham figure parmi les zones les plus instables du pays depuis des années. Elle a été le théâtre de multiples cycles de violence impliquant des factions armées et, plus récemment, des groupes liés à des rivalités communautaires et pastoralistes. La présence de la mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) et des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des instructeurs russes, n'a pas suffi à éradiquer complètement les foyers de tension dans cette région.
Un bilan humanitaire préoccupant
Les organisations humanitaires présentes à Bossangoa font état de plusieurs milliers de personnes déplacées ayant besoin d'abri, de nourriture et de soins. Des enfants et des femmes constituent la majeure partie des arrivées. Les stocks de vivres disponibles dans la ville sont jugés insuffisants pour absorber ce flux de nouveaux déplacés, et des demandes d'acheminement de secours ont été formulées auprès des agences onusiennes.
Un appel à une réponse coordonnée
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a appelé à une réponse urgente et coordonnée. Le gouvernement centrafricain a, pour sa part, promis l'envoi de renforts militaires pour sécuriser les axes menant à Bossangoa et permettre la circulation des convois d'aide. La situation dans l'Ouham reste étroitement surveillée par les acteurs régionaux, notamment dans le contexte de la frontière avec le Cameroun.