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Politique

Mali : vers un nouveau partenariat sécuritaire avec le Maroc ?

Mali : vers un nouveau partenariat sécuritaire avec le Maroc ?

La recomposition des alliances sécuritaires au Mali se poursuit à un rythme soutenu. Après le départ des forces françaises de Barkhane, puis des soldats de la MINUSMA, et plus récemment la fin de la présence militaire européenne, Bamako cherche à consolider de nouveaux partenariats. Parmi les noms qui circulent dans les analyses régionales, le Maroc figure désormais comme un acteur à considérer sérieusement.

Une rupture présentée comme un acte de souveraineté

La junte malienne, portée par le colonel Assimi Goïta depuis 2021, a reconfiguré méthodiquement ses alliances extérieures. Le retrait des forces françaises, présenté à Bamako comme un tournant « souverainiste », a ouvert la voie à d'autres repositionnements. La présence d'Africa Corps (ex-Wagner) a comblé une partie du vide sécuritaire laissé par ces départs, en appuyant notamment la réouverture de plusieurs axes routiers stratégiques vers la fin 2025.

Le Maroc, acteur émergent dans le dispositif sahélien

Selon des analyses récentes, Bamako se serait rapproché de Rabat sur le plan sécuritaire. Le Maroc, fort d'une expérience diplomatique et d'une coopération sécuritaire active avec de nombreux pays africains, dispose de moyens et d'un réseau susceptibles d'intéresser les dirigeants maliens. Cette hypothèse s'inscrit dans un contexte plus large de compétition géopolitique où plusieurs puissances — Turquie, Russie, Émirats arabes unis — cherchent à renforcer leur présence dans la région.

Une dynamique qui interroge les équilibres régionaux

Ce rapprochement potentiel, s'il se confirme, modifierait les équilibres au sein même du Maghreb et entre le Maghreb et le Sahel. Il pourrait notamment accentuer les tensions latentes entre Rabat et Alger, cette dernière étant un voisin direct du Mali avec lequel les relations sont complexes. L'Algérie, qui avait tenté un rôle de médiateur régional, observe avec attention toute évolution des alliances de ses voisins sahéliens.

La question des droits et des libertés en toile de fond

Si les partenariats sécuritaires se multiplient, la question des conditions dans lesquelles ils s'exercent reste posée. Des organisations de défense des droits humains ont documenté des cas de détentions arbitraires, de disparitions forcées et de restrictions aux libertés fondamentales dans les pays sous gouvernement de transition. Ces éléments compliquent l'image que les gouvernements de l'AES cherchent à projeter sur la scène internationale.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.