Pour la première fois de l'histoire, dix nations africaines participeront simultanément à une Coupe du Monde de la FIFA. Le Mondial 2026, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, s'ouvre le 11 juin et offre au football africain une visibilité sans précédent sur la scène mondiale. Tour d'horizon des joueurs à suivre impérativement tout au long de ce tournoi exceptionnel.
Maroc et Sénégal, têtes d'affiche du continent
Le Maroc, demi-finaliste historique en 2022 et désormais champion d'Afrique des Nations, se présente au Mondial 2026 comme l'équipe africaine la plus ambitieuse. Placés dans le groupe C avec le Brésil, les Lions de l'Atlas comptent sur la créativité de leurs milieux et la solidité défensive héritée de 2022 pour créer la surprise. Du côté du Sénégal, la confrontation programmée le 16 juin face à la France est déjà perçue comme un choc majeur du premier tour. La génération actuelle des Lions de la Teranga, emmenée par ses piliers évoluant dans les grands clubs européens, entend aller au-delà des quarts de finale atteints en 2002.
Algérie, Égypte et Côte d'Ivoire sur la scène mondiale
L'Algérie hérite d'un groupe difficile avec l'Argentine, championne en titre, mais les Fennecs ont montré lors des qualifications une solidité collective impressionnante. L'Égypte, portée par l'expérience de ses cadres, mise sur ses qualités d'organisation défensive pour sortir du groupe. La Côte d'Ivoire, avec sa génération montante, espère retrouver les sommets après une longue traversée du désert sur la scène mondiale. Ghana, Tunisie, Afrique du Sud, RDC et Cap-Vert complètent une délégation africaine qui représente à elle seule plus d'un milliard de supporters sur le continent.
Un enjeu de reconnaissance pour le football africain
Au-delà des résultats individuels, l'enjeu de ce Mondial pour l'Afrique est celui de la reconnaissance. Les clubs africains peinent encore à retenir leurs meilleurs éléments, et les joueurs formés sur le continent partent très jeunes vers l'Europe. Une belle performance collective de plusieurs sélections africaines à ce Mondial 2026 — idéalement un quart de finaliste ou mieux — constituerait un argument de poids pour améliorer le financement du football de formation sur le continent, et renforcer la candidature de l'Afrique pour l'organisation d'une future Coupe du Monde.