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Santé

Ebola en RDC : l'OMS revoit le bilan à la baisse, la vigilance reste de mise

Centre de santé en Afrique centrale

Selon un bilan publié par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 2 juin 2026, le nombre de cas suspects d'Ebola en République démocratique du Congo a été revu significativement à la baisse par rapport aux chiffres alarmants annoncés lors des premières semaines de l'épidémie. De nombreuses personnes initialement répertoriées comme cas suspects ont été écartées après des tests négatifs : elles souffraient d'autres maladies ou avaient présenté des fièvres passagères sans lien avec le virus. Ce recalibrage du bilan est perçu positivement par les équipes médicales sur le terrain.

Un nouveau variant sans vaccin ni traitement homologué

L'épidémie déclarée le 15 mai 2026 est causée par le variant Bundibugyo du virus Ebola, pour lequel il n'existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique approuvé. Ce variant, moins létal que le variant Zaïre mais tout aussi contagieux, complique la stratégie de riposte habituellement déployée par l'OMS et ses partenaires. Les équipes médicales sur place doivent recourir à des traitements de soutien — réhydratation, soins intensifs — sans l'appui des outils thérapeutiques utilisés lors des épidémies précédentes.

La réouverture de l'aéroport, une bouffée d'oxygène pour les humanitaires

La réouverture du seul aéroport desservant l'épicentre de l'épidémie, intervenue en début de semaine, a facilité l'acheminement des équipes et du matériel de réponse. Les organisations humanitaires qui se trouvaient bloquées ou contraintes de rallier la zone par des voies terrestres longues et risquées peuvent désormais intervenir plus rapidement. Cette amélioration logistique, combinée avec la révision à la baisse du nombre de cas confirmés, laisse espérer une progression plus rapide vers la maîtrise de l'épidémie. L'urgence de santé internationale décrétée par l'OMS reste néanmoins en vigueur.

Vigilance renforcée dans les pays voisins

Malgré ces signaux partiellement encourageants, l'OMS maintient une surveillance renforcée dans les pays frontaliers de la RDC, notamment l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la République centrafricaine. Le risque d'exportation du virus via les mouvements de population reste réel dans une région traversée par d'importants flux migratoires et où les contrôles sanitaires aux frontières demeurent insuffisants. Le Cameroun et d'autres pays de la sous-région ont été invités à maintenir leurs dispositifs d'alerte précoce et leurs procédures de triage dans les établissements de santé.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — données à vérifier avant publication définitive.