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Économie

Assemblées annuelles de la BAD : des réformes audacieuses pour débloquer les investissements en Afrique

BAD Banque africaine de développement 2026

Les assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD) ont réuni experts financiers, ministres et bailleurs de fonds pour dresser un bilan contrasté des performances économiques du continent et définir les conditions d'une accélération des investissements. Si la croissance africaine a atteint 4,4 % en 2025 — son niveau le plus élevé depuis plusieurs années — les participants ont souligné que les flux d'investissements privés restent en deçà du potentiel du continent.

Un potentiel de mobilisation de ressources considérable

Selon les analyses présentées lors des assemblées, l'Afrique pourrait mobiliser jusqu'à 1 430 milliards de dollars supplémentaires par an si elle améliorait sensiblement l'efficacité de sa mobilisation des ressources intérieures et de leur utilisation. Ce chiffre, mis en avant par les économistes de la BAD, illustre l'ampleur du potentiel inexploité : taxation des ressources naturelles, réforme des administrations fiscales, lutte contre les flux financiers illicites et amélioration de la traçabilité des dépenses publiques sont identifiés comme les leviers prioritaires.

La fragmentation comme défi et comme opportunité

Le thème central des assemblées 2026 portait sur la « fragmentation en opportunités » — une façon d'interroger la capacité du continent à transformer ses divisions économiques, géographiques et institutionnelles en atouts. Les experts ont notamment plaidé pour une intégration régionale plus poussée, en particulier dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont la mise en œuvre reste inégale selon les sous-régions.

Des réformes urgentes pour attirer les capitaux

Pour débloquer les investissements privés étrangers, les participants ont appelé les gouvernements africains à accélérer les réformes du climat des affaires : amélioration de la sécurité juridique, réduction des délais d'obtention des autorisations, développement des infrastructures numériques et énergétiques. La BAD a annoncé le renforcement de plusieurs facilités de garantie destinées à réduire le risque perçu par les investisseurs internationaux sur le continent africain.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV.