Ebola en RDC : 50 millions de dollars débloqués, l'OMS maintient l'alerte internationale
La République démocratique du Congo est confrontée à sa 17e épidémie d'Ebola, déclarée dans la province de l'Ituri à l'est du pays. Au 4 juin 2026, l'épidémie a fait plus de 130 morts pour 513 cas recensés, selon les chiffres officiels de l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS maintient le statut d'urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), déclaré le 17 mai 2026.
Une réponse financière du gouvernement
Face à l'ampleur de la crise, la Première ministre de la RDC a réuni le corps diplomatique le 1er juin 2026 pour présenter l'état d'avancement de la riposte. Le gouvernement congolais a annoncé le déblocage d'un premier portefeuille de 50 millions de dollars, comprenant une tranche initiale de 20 millions immédiatement disponible et 30 millions supplémentaires mobilisés en urgence.
Ces fonds doivent financer les équipes de réponse rapide, l'approvisionnement en vaccins et en équipements de protection, ainsi que la prise en charge des patients dans les centres de traitement Ebola (CTE) déployés dans la zone affectée.
Un contexte humanitaire défavorable
L'épidémie se développe dans une zone déjà fragilisée par des années de conflits armés. L'est de la RDC souffre d'une insécurité chronique entretenue par de multiples groupes armés, qui complique considérablement le travail des équipes sanitaires sur le terrain. Les déplacements de populations, la malnutrition et la faiblesse structurelle du système de santé sont autant de facteurs qui amplifient la vulnérabilité des communautés face au virus.
Plus de 26 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire dans le pays, selon le Programme alimentaire mondial.
Risque de propagation à l'Ouganda
L'OMS surveille attentivement la situation à la frontière avec l'Ouganda. Des cas ont été confirmés dans la zone frontalière, ce qui a conduit les autorités ougandaises à renforcer leurs dispositifs de surveillance épidémiologique et de contrôle aux points d'entrée. Une propagation transfrontalière non maîtrisée représenterait un défi logistique et sanitaire majeur pour la sous-région.
La communauté internationale est appelée à soutenir financièrement et techniquement les efforts de riposte pour contenir l'épidémie avant qu'elle ne s'étende davantage.
⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.
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