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Économie

Dette publique en Afrique : la Banque africaine de développement alerte sur une hausse de 170 % en quinze ans

Dans son édition 2026 de l’African Economic Outlook, la Banque africaine de développement (BAD) dresse un tableau préoccupant de la trajectoire des finances publiques sur le continent. Entre 2010 et 2024, la dette publique agrégée des États africains a progressé de 170 %. Ce chiffre traduit à la fois la croissance des besoins d’investissement et la succession de chocs exogènes — pandémie, conflits, sécheresses — et soulève des questions fondamentales sur la soutenabilité des finances publiques.

Les raisons d’une accumulation rapide

L’envolée de la dette africaine s’explique par plusieurs facteurs convergents : l’immensité des besoins en infrastructures, les effets cumulés de la pandémie de Covid-19, et la hausse des taux d’intérêt internationaux depuis 2022 qui a renchéri le coût du service de la dette pour les pays empruntant en devises étrangères. Dans les États du Sahel, les dépenses sécuritaires ont absorbé une part croissante des budgets, au détriment des investissements sociaux.

L’énergie, levier prioritaire pour 2026

Malgré ce contexte difficile, des signaux positifs émergent. L’énergie concentre l’essentiel des projets d’investissement annoncés pour 2026. La Mission 300, initiative conjointe de la BAD et de la Banque mondiale, vise à raccorder 300 millions d’Africains supplémentaires à l’électricité d’ici 2030. Pour l’exercice 2026, les premières réalisations concrètes devraient dépasser le stade des annonces, avec des chantiers engagés dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Un continent qui résiste mais qui doit réformer

Les prévisions de croissance pour l’Afrique en 2026 restent relativement solides, plusieurs économies régionales affichant des taux supérieurs à la moyenne mondiale. Mais la BAD et les observateurs indépendants convergent sur un point : la pérennité de cette dynamique passe par des réformes fiscales internes, une meilleure mobilisation des recettes nationales et une rationalisation des dépenses publiques.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.