Extrême-Nord : entre soudure alimentaire et insécurité, la région sous pression
La région de l'Extrême-Nord du Cameroun entre dans l'une des périodes les plus difficiles de l'année : la soudure alimentaire de juin à août. Cette période, qui précède les premières récoltes, est systématiquement marquée par une hausse de l'insécurité alimentaire dans les ménages ruraux les plus vulnérables. En 2026, le contexte sécuritaire dégradé vient aggraver une situation déjà fragile.
La soudure, une épreuve annuelle
Dans les départements du Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga et Logone-et-Chari, les greniers se vident entre juin et août. Les familles dont les réserves alimentaires sont épuisées doivent recourir aux marchés à des prix en hausse, ou dépendent de l'aide humanitaire. Environ 1,6 million de personnes dans la région restent concernées par des besoins humanitaires, selon les dernières évaluations de l'OCHA.
Les équipes de réponse humanitaire et les partenaires locaux s'activent pour renforcer les distributions alimentaires et les programmes de nutrition ciblée, notamment pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
L'insécurité : un facteur d'aggravation permanent
La menace jihadiste liée aux factions de Boko Haram et à l'ISWAP reste active dans le bassin du lac Tchad. Des incidents sécuritaires — attaques contre des villages, enlèvements d'agriculteurs et d'éleveurs, poses d'engins explosifs improvisés sur les axes routiers — continuent d'être signalés dans les arrondissements frontaliers.
La Force multinationale mixte (FMM), qui regroupe les armées du Cameroun, du Nigéria, du Niger, du Tchad et du Bénin, maintient ses opérations dans la zone du lac Tchad. Des patrouilles terrestres et des échanges de renseignement entre forces nationales sont régulièrement conduits pour contenir les mouvements des groupes armés.
Les examens scolaires débutent à Maroua
Dans un contexte plus apaisé, la ville de Maroua a vu débuter le 1er juin les épreuves du BEPC et du CAP. Des milliers de candidats de la région affrontent ces examens de fin de cycle malgré les perturbations qu'ont connues certains établissements scolaires au cours de l'année.
Le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, récemment de retour après un séjour à l'étranger, a réaffirmé les priorités sécuritaires et humanitaires de son administration pour les semaines à venir.
⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.
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