À l'approche de la Tabaski, les prix du bétail s'envolent en Afrique de l'Ouest
Les marchés à bétail d'Afrique de l'Ouest sont animés en ce début juin 2026, mais les prix pratiqués inquiètent de nombreux ménages à quelques semaines de la fête de la Tabaski (Aïd al-Adha). Les prix des ovins et des caprins ont connu une hausse spectaculaire par rapport à l'année précédente, alimentée par plusieurs facteurs conjugués.
Des facteurs multiples d'augmentation
L'insécurité dans les zones d'élevage du Sahel a réduit les troupeaux disponibles et perturbé les circuits traditionnels d'approvisionnement. Les transhumants, qui migrent avec leurs animaux entre les zones pastorales du nord et les marchés du sud, ont été contraints par les violences à modifier leurs itinéraires, allongeant les délais et augmentant les coûts.
La dépréciation des monnaies locales et la hausse du coût des transports contribuent également à l'envolée des prix. Dans certains marchés du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso, le prix d'un mouton de belle taille a augmenté de 20 à 30% par rapport à 2025.
Des ménages sous pression
Pour de nombreuses familles modestes, la Tabaski est une occasion de partage et de convivialité autour du sacrifice rituel. La hausse des prix les contraint soit à opter pour des animaux plus petits, soit à se regrouper en familles élargies pour acheter un mouton en commun, soit à renoncer au sacrifice cette année.
Les autorités de certains pays ont annoncé des mesures pour faciliter l'approvisionnement des marchés et limiter la spéculation sur les prix.
⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.
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