Le Conseil constitutionnel du Tchad a officiellement fixé le 21 juin 2026 comme date des scrutins législatifs et sénatoriaux partiels destinés à pourvoir deux sièges vacants dans l'Assemblée nationale et au Sénat. Ces élections partielles interviennent dans un contexte où les institutions politiques tchadiennes cherchent à consolider leur crédibilité après une période de transition prolongée.
Deux sièges à pourvoir dans des circonstances différentes
Le premier scrutin concerne le département de Haraz Albiar, où la députée Haoua Outhman Djamé est décédée en cours de mandat. Conformément au règlement intérieur de l'Assemblée nationale, une élection partielle doit être organisée dans les cent quatre-vingts jours suivant la vacance. Le second scrutin concerne la province du Chari-Baguirmi au Sénat, dont la sénatrice Mariam Mahamat Nour a été désignée vice-présidente de la Commission de la CEEAC, entraînant ainsi la vacance de son siège.
Un processus encadré par la Commission électorale
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Tchad est responsable de l'organisation de ces scrutins. Le calendrier officiel prévoit une période de dépôt des candidatures du 5 au 10 juin, suivie d'une campagne électorale de cinq jours. Les résultats provisoires devraient être disponibles dans les quarante-huit heures suivant le vote. La CENI a appelé à la sérénité et au respect du processus démocratique dans les deux circonscriptions concernées.
Un signal institutionnel dans une période de transitions africaines
Ces élections partielles représentent un signal modeste mais symboliquement fort pour un pays qui a longûement navigue sous autorité de transition. Le Tchad de Mahamat Idriss Déby cherche à démontrer que ses institutions électives fonctionnent et que les règles constitutionnelles sont respectées, dans un contexte sous-régional où plusieurs voisins — Mali, Burkina Faso, Niger — ont suspendu leurs processus électifs.