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Sécurité

Sahel : baisse des violences terroristes en 2026, mais la menace reste entière

Les statistiques disponibles pour les premiers mois de 2026 dessinent un tableau contrasté pour le Sahel. Si les chiffres de la violence armée liée aux groupes jihadistes accusent un recul dans plusieurs pays, les experts s'accordent à mettre en garde contre tout triomphalisme prématuré. Le Burkina Faso affiche la plus forte baisse au niveau mondial, avec une diminution d'environ 45 % des décès imputables aux attaques terroristes par rapport à la même période de l'année précédente. Le Mali enchaîne quant à lui une troisième année consécutive de recul, avec une baisse d'environ 42 % des victimes.

Des attaques qui continuent de frapper les populations civiles

Ces chiffres encourageants ne doivent pas occulter la réalité vécue sur le terrain. Au Niger, les groupes armés affiliés à l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ont continué de mener des opérations meurtrières. Des attaques dans la région de Dosso en mai 2026 ont coûté la vie à des soldats et des civils, témoignant de la capacité de nuisance persistante de ces organisations. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, demeure également actif dans plusieurs zones frontalières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Les forces de l'AES en première ligne

La Confédération des États du Sahel (AES) a répondu à la pression sécuritaire en intensifiant ses opérations conjointes. Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026 visant Gao, Ménaka et Kidal, la force unifiée des trois pays a conduit des campagnes aériennes et terrestres dans le nord du Mali. Cette réponse illustre la montée en puissance d'un dispositif militaire commun, qui regroupe désormais plusieurs dizaines de milliers d'hommes.

Le Sahel reste le foyer principal du terrorisme mondial

Malgré les progrès enregistrés, les analystes soulignent que le Sahel demeure la principale région du monde en matière de terrorisme. La persistance des déplacements de population, la fermeture de nombreux axes routiers et la pression sur les services publics dans les zones rurales rappellent que la sécurisation du territoire est encore loin d'être achevée. Le défi, pour les gouvernements de la région, est de transformer ces avancées militaires en amélioration durable des conditions de vie des populations.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.