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Santé

Choléra et Ebola : double urgence sanitaire en Afrique, l'OMS appelle à la vigilance

Urgence sanitaire Ebola choléra Afrique 2026

L'Afrique traverse au premier semestre 2026 une période sanitaire particulièrement éprouvée, placée sous le double signe de la fièvre Ebola et du choléra. Ces deux fléaux, l'un viral et hautement létal, l'autre bactérien et à propagation rapide, mobilisent les systèmes de santé de nombreux pays et appellent à une réponse internationale coordonnée, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ebola souche Bundibugyo : une flàmbée sans vaccin homologué

Le 17 mai 2026, l'OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale après la détection d'une flambée de la maladie à virus Ebola due à la souche Bundibugyo (BVD) en République démocratique du Congo et en Ouganda. Au début juin, la RDC comptait 321 cas confirmés et 116 cas suspects, tandis que l'Ouganda en dénombrait 9 confirmés. La gestion de cette flambée est considérablement compliquée par l'absence de vaccin homologué contre cette variante spécifique, l'insécurité dans les zones touchées et les difficultés de traçage des contacts.

Le choléra frappe 14 pays africains

Parallèlement, l'épidémie de choléra continue de sévir à une échelle inquiétante. Selon les dernières mises à jour de l'OMS, plus de 45 000 cas ont été enregistrés entre janvier et fin avril 2026 dans 14 pays du continent, principalement en Afrique centrale et australe. Le choléra reste la maladie épidémique géographiquement la plus répandue sur le continent, alimentant une crise chronique liée au manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement dans des zones rurales et périurbaines vulnérables.

Appel à une solidarité sanitaire internationale

Face à cette conjonction d'épidémies, l'OMS Région Afrique a réclamé un renforcement urgent des systèmes de santé locaux, de la surveillance épidémiologique et de l'approvisionnement en traitements. Les coûts cumulés de ces crises sanitaires pour le premier semestre 2026 sont estimés à plusieurs centaines de millions de dollars par les organisations spécialisées. Pour les experts, seul un investissement massif et durable dans les infrastructures sanitaires africaines permettra d'éviter que ces urgences se répètent indéfiniment d'une année sur l'autre.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV.