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Politique

RDC : l'opposition mobilise contre un troisième mandat de Tshisekedi

La République démocratique du Congo traverse une période de vive tension politique. Depuis plusieurs semaines, une large coalition de partis d'opposition et de mouvements citoyens s'est mobilisée pour empêcher toute révision de la Constitution qui permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat au-delà des limites fixées par la loi fondamentale congolaise.

La journée "ville morte" du 3 juin : un test réussi pour l'opposition

Le 3 juin 2026, la Coalition Article 64 (C64) a lancé une journée "ville morte" à Kinshasa. L'instruction donnée aux Congolais était claire : rester à domicile, sans manifestations ni rassemblements, pour mesurer la capacité de l'opposition à paralyser la vie économique et sociale de la capitale. À l'issue de cette journée, les leaders de la C64 — parmi lesquels Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga — ont présenté un bilan positif, affirmant que plusieurs villes du pays avaient répondu à l'appel.

Des plaintes et des appels à la résistance

Le leader de l'opposition Delly Sesanga a annoncé le dépôt prochain d'une plainte contre le chef de l'État et ses proches pour "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel", visant un éventuel troisième mandat. Cette démarche judiciaire, prévue le 12 juin, entend mobiliser les institutions pour mettre fin à ce que l'opposition considère comme une dérive autoritaire. Pour Jean-Marc Kabund, le président Tshisekedi chercherait à modifier la Constitution non pour améliorer les conditions de vie des Congolais, mais pour s'assurer un accès au pouvoir sans limite de temps.

La Constitution en ligne de mire

Le mouvement citoyen FILIMBI a, de son côté, réaffirmé son opposition catégorique à toute initiative visant à modifier le texte constitutionnel. L'article 220 de la Constitution congolaise interdit formellement la révision des dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels. Toute tentative en ce sens constituerait, selon les opposants, une violation grave des engagements pris envers les citoyens lors de l'adoption de la loi fondamentale.

La crise politique qui couve à Kinshasa risque de s'approfondir dans les prochains mois, à mesure qu'approche l'horizon électoral et que le débat constitutionnel occupe une place de plus en plus centrale dans la vie publique congolaise.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.