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Sécurité

Sahel : après l'offensive du JNIM, la menace jihadiste déborde vers les pays côtiers

La situation sécuritaire au Sahel a atteint un nouveau seuil critique. Le 25 avril 2026, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a lancé avec le Front de libération de l'Azawad (FLA) l'opération la plus coordonnée depuis le début du conflit malien. Des attaques simultanées ont visé Bamako, Kati, Kidal, Gao, Sévaré et Mopti, redessinant en quelques heures la carte du conflit.

Une offensive d'une ampleur inédite

La simultanéité des frappes a été la marque distinctive de cette opération. En ciblant à la fois la capitale Bamako et plusieurs centres régionaux, le JNIM a cherché à démontrer sa capacité à frapper partout à la fois, saturant les dispositifs de défense des Forces armées maliennes et de leurs alliés. Les analystes soulignent que cet épisode représente une montée en puissance tactique significative des groupes jihadistes du Sahel central, qui ont su tirer profit de leurs années d'implantation dans les zones rurales et périurbaines pour constituer des cellules actives à proximité des grandes agglomérations.

Une menace qui s'étend au-delà du Mali

Ce qui préoccupe davantage les experts régionaux, c'est la progression géographique de la menace. Des attaques ont désormais été documentées au Togo, au Bénin et au Nigeria, signalant que les groupes armés sahéliens ne sont plus seulement un problème des États enclavés de l'intérieur. Les Nations unies ont récemment tiré la sonnette d'alarme sur ce "basculement sécuritaire silencieux", observant un glissement progressif de l'insécurité du Sahel vers le Golfe de Guinée.

La réponse de la Confédération des États du Sahel

Devant le Conseil de sécurité des Nations unies le 20 mai 2026, les représentants de la Confédération AES ont réaffirmé leur volonté de prendre en charge eux-mêmes la sécurité régionale. La force conjointe de 15 000 hommes regroupant les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger est désormais opérationnelle. Le gouvernement malien a par ailleurs annoncé une récompense de deux milliards de francs CFA pour toute information permettant d'appréhender Iyad Ag Ghaly, chef du JNIM.

Malgré ces mesures, les observateurs estiment que la situation reste fragile et que les populations civiles, en première ligne des violences, continuent de payer le tribut le plus lourd de ce conflit sans fin visible.

⚠️ Article rédigé par la rédaction de Le Sahel TV — reformulation à vérifier avant publication.