Le Court Philippe-Chatrier accueille ce samedi 6 juin à 15 heures l'une des finales dames les plus attendues de l'histoire récente du tennis mondial. D'un côté, la Russe Mirra Andreeva, 19 ans, tête de série numéro 8, qui a dominé son chemin vers la finale avec une régularité impressionnante. De l'autre, la Polonaise Maja Chwalinska, 23 ans, 114e joueuse mondiale, issue des qualifications et devenue en quelques jours la plus grande surprise de l'édition 2026. Les deux joueuses disputeront leur première finale de Grand Chelem, ce qui confère à ce duel un caractère historique indiscutable.
Andreeva, la méthode contre la passion
Formée à l'académie de Nick Bollettieri avant de rejoindre l'équipe de Mouratoglou, Mirra Andreeva a balisé la quinzaine parisienne avec une sérénité déconcertante pour son âge. Son efficacité au service (73 % de premiers services réussies), sa capacité à accélérer sur sa droite en coup droit croisé et sa tête en fin de match en font la favorite logique de la finale. En demi-finale, elle n'a laissé que trois jeux à Marta Kostyuk (6-1, 6-3), envoyant un signal fort à l'ensemble du tableau.
Chwalinska, la qualifier qui écrit l'histoire
Il fallait gagner trois matches de qualifications, puis sept tours du tableau principal pour atteindre la finale — Maja Chwalinska l'a fait. La Polonaise, qui n'avait jamais dépassé le troisième tour en Grand Chelem avant cette édition, a éliminé en cours de route plusieurs joueuses de top 20. Sa liberté de jouer, n'ayant rien à perdre, et ses qualités de sliceuse de revers sur surface lente pourraient perturber l'autorité d'Andreeva. Elle est seulement la deuxième joueuse de l'ère Open à atteindre une finale de Grand Chelem depuis les qualifications, après Emma Raducanu à l'US Open 2021.
Un record historique commun
Quelle que soit l'issue du match, l'édition 2026 de Roland-Garros entrera dans les livres d'histoire : jamais depuis l'ère Open une finale dames ne s'était jouée entre deux joueuses n'ayant encore jamais atteint ce stade ultime d'un Grand Chelem. La vainqueure recevra le trophée Suzanne-Lenglen et intégrera instantanément le top 5 mondial. Pour Andreeva, une victoire ouvrirait la voie à une domination longue sur la tournée WTA ; pour Chwalinska, ce serait tout simplement le plus grand coup de tonnerre du tennis féminin de cette décennie.