Après plusieurs mois de tensions, des représentants de l'Alliance des États du Sahel (AES) et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont retrouvés à Lomé pour relancer le dialogue entre les deux blocs et tenter de poser les bases d'une coopération renouvelée.
Le Togo en position de médiateur
La rencontre, organisée dans la capitale togolaise, confirme le rôle de médiation que joue désormais Lomé entre les pays de l'AES — Mali, Burkina Faso et Niger — et les États membres de la CEDEAO. Les échanges ont notamment porté sur les questions de circulation des personnes, de sécurité régionale et de coopération économique, dans un contexte de recomposition des alliances en Afrique de l'Ouest.
Des points de tension qui demeurent
Malgré cette reprise du dialogue, plusieurs sujets continuent de diviser les deux organisations, notamment les modalités du retrait officiel des pays de l'AES de la CEDEAO et le statut des ressortissants concernés. Les responsables de l'AES répètent leur volonté de tracer une trajectoire souveraine, tandis que la CEDEAO insiste sur la nécessité de préserver les acquis de l'intégration régionale.
Une étape vers une coopération pragmatique
Les deux parties se sont accordées sur la poursuite des consultations techniques dans les prochaines semaines, avec l'objectif de préserver les intérêts des populations ouest-africaines, en particulier en matière de libre circulation et d'échanges commerciaux. Les observateurs régionaux saluent ce geste d'ouverture, tout en appelant à la prudence sur le rythme et la portée réelle de ce rapprochement.