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Culture

Cinéma africain : Khouribga célèbre sa 26ᵉ édition et interroge la place de la culture dans les politiques publiques

La ville marocaine de Khouribga vibre depuis quelques jours au rythme du Festival international du cinéma africain (FICAK), dont la 26ᵉ édition rassemble cinéastes, critiques et cinéphiles venus de tout le continent. Projections, débats et rencontres professionnelles animent cette grand-messe du septième art africain, devenue au fil des décennies un rendez-vous incontournable pour les réalisateurs en quête de visibilité.

Une scène en pleine évolution

Cette nouvelle édition met en lumière une évolution notable du paysage cinématographique africain : l'arrivée massive de réalisatrices et de techniciennes dans des métiers longtemps dominés par les hommes. Cette diversification des regards enrichit la production africaine de nouvelles thématiques et de nouvelles esthétiques, qui trouvent un écho croissant auprès des festivals internationaux et des plateformes de diffusion.

Le manque de soutien public, un frein persistant

Mais derrière l'effervescence des projections, un constat revient régulièrement dans les échanges entre professionnels : le déficit de politiques publiques ambitieuses pour soutenir le septième art. De nombreux cinéastes regrettent que plusieurs États africains peinent encore à intégrer pleinement la culture dans leurs stratégies de développement et de rayonnement, faute de financements pérennes, d'infrastructures de production ou de réseaux de salles suffisants.

Le cinéma, vecteur d'image et de récit de soi

Pour les organisateurs du FICAK, ce festival n'est pas qu'une vitrine : il est aussi un espace où se construit un récit africain porté par les Africains eux-mêmes, loin des représentations parfois caricaturales véhiculées par d'autres industries audiovisuelles. Cette ambition rejoint celle de plusieurs grands rendez-vous du continent, à l'image du FESPACO à Ouagadougou, qui œuvrent à faire émerger une industrie cinématographique pleinement maîtrisée par ses propres talents.

Vers une reconnaissance accrue ?

Les professionnels présents à Khouribga espèrent que cette nouvelle édition contribuera à convaincre davantage de décideurs publics et privés de l'importance économique et symbolique du cinéma africain. Entre coproductions internationales naissantes et appétit grandissant du public pour les productions locales, beaucoup veulent croire que le septième art du continent est à l'aube d'un nouvel essor — à condition que les politiques culturelles suivent enfin le mouvement.

⚠️ Reformulation à vérifier avant publication définitive.