L'Alliance des États du Sahel (AES) poursuit la montée en puissance de sa force militaire conjointe. Selon plusieurs sources sécuritaires, les effectifs mobilisés par le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans le cadre de cette force unifiée dépasseraient désormais les 15 000 hommes, avec des opérations renforcées dans la zone dite des trois frontières.
Une force conjointe en pleine structuration
Annoncée comme l'un des piliers de la Confédération des États du Sahel, la force unifiée vise à mutualiser les moyens humains et matériels des trois pays membres face à la menace jihadiste qui frappe la région depuis plusieurs années. Sa montée en puissance s'accompagne d'un effort de coordination accru entre les états-majors des trois nations.
La zone des trois frontières en ligne de mire
La région frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger demeure l'un des foyers les plus actifs de violence armée au Sahel. Les autorités confédérales y signalent des avancées dans le déploiement de leurs unités, présentées comme une réponse directe aux attaques répétées contre les populations civiles et les positions des forces de défense et de sécurité.
Un test de crédibilité pour la Confédération
Pour les observateurs régionaux, la capacité de cette force à inverser durablement la tendance sécuritaire sera déterminante pour la crédibilité du projet confédéral, qui se construit également sur les plans économique et monétaire. L'année 2026 est ainsi présentée comme une période charnière pour l'AES, appelée à démontrer sa capacité à conjuguer souveraineté affichée et résultats concrets sur le terrain.