Face à la propagation de l'épidémie d'Ebola en Afrique centrale, les ministres de la Santé de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) ont adopté une série de mesures destinées à harmoniser la surveillance et les contrôles aux frontières communes, dans l'espoir de freiner la circulation du virus entre les pays de la région.
Une réponse régionale face à une souche rare
La région fait face à une souche du virus Ebola de type Bundibugyo, pour laquelle il n'existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique reconnu. Réunis début juin, les ministres de la Santé de la CAE ont convenu d'harmoniser leurs protocoles de dépistage et de surveillance épidémiologique aux points de passage frontaliers les plus exposés.
Un bilan qui continue de s'alourdir en RDC
Selon les derniers chiffres communiqués par l'Organisation mondiale de la santé, l'épidémie déclarée il y a trois semaines en République démocratique du Congo a déjà fait plusieurs centaines de victimes, avec une tendance à la hausse du nombre de cas confirmés et de décès recensés dans plusieurs provinces du pays.
La crainte d'une crise de grande ampleur
Certains experts redoutent que cette flambée ne prenne une ampleur comparable à celle de l'épidémie de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest, qui avait fait plus de 11 000 morts. La coordination régionale mise en place par la CAE est présentée comme un outil essentiel pour limiter la propagation transfrontalière, en complément des efforts de riposte sanitaire menés sur le terrain par les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux.