La lutte contre le paludisme connaît une avancée majeure. Selon l'OMS, 25 pays de la région africaine mettaient en œuvre des vaccins antipaludiques en avril 2026, dont neuf des dix pays les plus touchés les déployaient à grande échelle. En 2025, 28,3 millions de doses ont été distribuées, soit une hausse de 169 % par rapport à l'année précédente.
Des résultats concrets au Burkina Faso
Les premiers effets de la vaccination sont tangibles. Au Burkina Faso, qui a introduit le vaccin en février 2024, le nombre total de cas de paludisme est passé de 10,8 millions à 7,3 millions, soit une réduction de 32 %, accompagnée d'une baisse de 38 % des cas chez les enfants de moins de cinq ans. Des chiffres qui confirment le potentiel de l'outil vaccinal.
Le spectre des résistances
Malgré ces progrès, la vigilance reste de mise. L'émergence de résistances aux traitements et aux insecticides complique la prévention et la prise en charge sur l'ensemble du continent. Les experts insistent sur la nécessité d'une approche combinée, associant vaccination, moustiquaires imprégnées, dépistage et traitement.
Le défi du financement
L'ombre des contraintes budgétaires plane sur ces avancées. Les organisations sanitaires alertent sur les conséquences d'un sous-financement : selon les estimations de Gavi, les déficits de financement pourraient conduire à sauver 600 000 vies de moins d'ici la fin de la décennie. La pérennité des campagnes dépendra du maintien de l'engagement des bailleurs.