Le Cameroun a enregistré une réduction de 17 % des cas de paludisme confirmés en laboratoire entre 2024 et 2025, selon les données relayées par l'Organisation mondiale de la santé. Une dynamique encourageante qui concerne aussi les régions septentrionales, parmi les plus exposées à la maladie.
Une campagne de vaccination qui monte en puissance
Le pays figure parmi les nations africaines ayant intégré le vaccin antipaludique à leur programme élargi de vaccination. Dans le Nord, l'Extrême-Nord et l'Adamaoua, où la transmission reste intense pendant la saison des pluies, les autorités sanitaires misent sur la combinaison du vaccin, des moustiquaires imprégnées et de la prise en charge rapide des cas pour faire baisser la mortalité infantile.
Le Septentrion, une zone de forte exposition
Les régions du Grand Nord camerounais paient un lourd tribut au paludisme, première cause de consultation et d'hospitalisation chez les jeunes enfants. La généralisation progressive du vaccin y est suivie de près par les personnels de santé, qui rappellent que la protection vaccinale ne dispense pas des gestes de prévention, à commencer par l'usage systématique des moustiquaires.
Des résultats à consolider
Si la tendance est positive, les acteurs de terrain soulignent la fragilité des acquis. L'émergence de résistances aux traitements, les contraintes logistiques pour atteindre les zones rurales et les incertitudes de financement des programmes pour la période 2026-2030 appellent à la vigilance. Maintenir la couverture vaccinale dans la durée sera déterminant pour confirmer le recul observé.