Le calendrier de retour à l'ordre constitutionnel s'allonge au Sahel. Au Niger comme au Mali, les autorités de transition ont recommandé une prolongation de cinq ans de leur période de transition vers un régime civil, dans un contexte marqué par un durcissement de l'encadrement des partis politiques.
Des transitions prolongées
Engagés dans des processus de refondation de l'État, le Niger et le Mali privilégient le temps long. La prolongation recommandée éloigne l'horizon d'élections, les autorités invoquant les impératifs de sécurité et de souveraineté pour justifier la poursuite de la transition.
Un cadre partisan resserré
Parallèlement, l'espace laissé aux formations politiques se réduit. Les mesures encadrant l'activité des partis traduisent une reconfiguration de la vie politique dans les deux pays, où les autorités entendent garder la main sur le rythme de la transition.
Une dynamique commune au sein de l'AES
Membres de la Confédération des États du Sahel avec le Burkina Faso, Niamey et Bamako affichent des trajectoires convergentes. Cette orientation nourrit le débat sur la gouvernance, entre revendication de souveraineté et attentes d'un retour à la vie constitutionnelle.