La menace évolue au Mali. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) ne se limite plus aux opérations militaires : il adopte une posture politique inédite, appelant à un « front commun » et cherchant à peser sur la vie du pays, notamment autour de la capitale Bamako.
Un changement de doctrine
En se positionnant sur le terrain politique, le JNIM marque une rupture avec une stratégie longtemps essentiellement militaire. Cette tentative de se doter d'un rôle légitimant inquiète les observateurs, qui y voient une mutation de la menace.
La pression sur les axes
Le groupe a cherché à perturber les voies d'approvisionnement autour de la capitale, mettant à l'épreuve la résilience logistique du pays. Ces pressions sur les axes routiers visent à asphyxier les centres urbains dans une logique d'usure.
La réponse des autorités
Face à cette offensive d'un genre nouveau, les autorités maliennes et leurs partenaires de l'AES misent sur la fermeté et la coordination régionale. La sécurisation des grands axes et la lutte contre la propagande figurent au cœur de la riposte.