La fête de la Tabaski, célébrée fin mai 2026, a mis en lumière les tensions sur la filière bétail. Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, les prix du mouton ont nettement augmenté, conséquence des difficultés d'approvisionnement et de l'insécurité sur certaines routes commerciales sahéliennes.
Des prix en forte hausse
En Côte d'Ivoire, des béliers se sont vendus entre 200 000 et 250 000 FCFA sur certains marchés, contre 125 000 à 150 000 FCFA pour des animaux comparables l'an dernier. Un marché sous pression où la demande dépasse l'offre disponible.
L'insécurité perturbe les circuits
Une grande partie du bétail commercialisé sur les marchés côtiers provient du Burkina Faso et du Mali. L'approvisionnement a été ralenti, plusieurs commerçants faisant état de têtes bloquées aux frontières, en raison des restrictions et de l'insécurité.
Un enjeu régional
Au-delà du religieux, la Tabaski révèle l'importance de l'élevage dans l'économie sahélienne et l'interdépendance des marchés. La fluidité des échanges de bétail entre le Sahel et les pays côtiers est un enjeu à la croisée de la sécurité, du commerce et de l'alimentation.