À six mois d'un audit international déterminant, l'OACI fixe au Cameroun un objectif d'au moins 75 % de conformité aux normes de sécurité et de sûreté, et recommande de retirer temporairement Garoua et Maroua du trafic international régulier.
Une recommandation qui interpelle le Septentrion
Le 28 mai 2026, Romain Ekoto, directeur du Bureau régional de l'OACI pour l'Afrique occidentale et centrale, a présenté au ministre des Transports une recommandation forte : retirer du trafic international régulier les aéroports de Garoua et de Maroua, dans l'attente d'une mise aux normes. Une mesure qui suscite l'inquiétude dans une région déjà fragilisée.
Un audit à fort enjeu en novembre
L'organisation onusienne a fixé au Cameroun, pour l'audit de sécurité et de sûreté prévu en novembre 2026, un objectif de conformité d'au moins 75 % aux normes internationales. Atteindre ce seuil suppose une mise à niveau rapide des infrastructures, des équipements et des procédures sur l'ensemble des plateformes aéroportuaires du pays.
Le risque d'un isolement accru
Pour le Septentrion, déjà confronté à un déficit d'infrastructures de transport, la perspective de perdre des liaisons internationales pèserait lourd sur la connectivité et l'attractivité économique de la région. Les autorités sont donc appelées à accélérer les investissements pour éviter un nouvel enclavement et préserver les acquis aéroportuaires de Garoua et Maroua.