Malgré les succès militaires revendiqués par les juntes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le Sahel demeure l'épicentre mondial des violences jihadistes, selon les bilans les plus récents.
Un épicentre qui ne faiblit pas
Pour la troisième année consécutive, le Sahel concentrerait près de la moitié des morts liés au terrorisme à l'échelle mondiale. Les régimes issus de l'Alliance des États du Sahel (AES) multiplient pourtant les annonces de victoires spectaculaires face aux groupes armés, dans une communication militaire intense.
Le défi du contrôle territorial
Sur le terrain, la réalité reste contrastée. Au Burkina Faso, malgré la mobilisation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), c'est quasiment la moitié du territoire national qui échapperait au contrôle effectif de l'État central. La reconquête durable des zones rurales demeure un objectif difficile à atteindre.
Une réalité sécuritaire derrière la communication
L'écart entre les bilans officiels et la situation vécue par les populations nourrit le scepticisme. Déplacements forcés, fermetures d'écoles et besoins humanitaires croissants rappellent l'ampleur d'une crise qui dépasse le seul champ militaire. La consolidation de la confédération AES se jouera aussi sur sa capacité à protéger durablement les civils.