Les banques centrales dessinent un continent à deux régimes. En zone UEMOA, la BCEAO table sur une croissance robuste, tandis que la BEAC revoit à la baisse les perspectives de la CEMAC.
L'Afrique de l'Ouest reste dynamique
Dans l'Union économique et monétaire ouest-africaine, la BCEAO anticipe une activité soutenue, portée par une demande intérieure solide et la bonne tenue des productions agricoles et minières. La croissance de l'UEMOA devrait toutefois ralentir autour de 5,3 % en 2026, après 6,2 % en 2025, avant de se redresser vers 5,9 % en moyenne sur 2027-2028. L'inflation resterait contenue, autour de 1,4 %.
L'Afrique centrale en repli
Le tableau est plus sombre en zone CEMAC. La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) ramène sa prévision de croissance à 2,9 % pour 2026, contre 3,5 % en 2025. La dépendance persistante aux hydrocarbures et la faiblesse de la diversification pèsent sur les perspectives de la sous-région.
Des trajectoires à surveiller
Au-delà des chiffres, l'écart entre les deux zones met en lumière des enjeux communs : diversifier les économies, maîtriser l'endettement et soutenir l'investissement productif dans un contexte mondial incertain. La capacité des États à transformer la croissance en emplois et en services restera le véritable test des prochains exercices.