Dans une analyse publiée début juin, les Nations unies dressent un constat préoccupant pour l'Afrique centrale : les crises s'accumulent et les libertés publiques reculent dans plusieurs pays de la sous-région.
Des signaux convergents
Au Tchad, les condamnations de figures de l'opposition ont ravivé les tensions politiques à l'approche des élections partielles du 21 juin. Au Gabon, les restrictions d'accès aux réseaux sociaux, une loi controversée sur la nationalité et la détention de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze alimentent les critiques. Au Congo-Brazzaville, l'opposition continue de contester les conditions de la présidentielle de mars.
La guerre au Soudan, facteur aggravant
Entré dans sa quatrième année, le conflit soudanais a poussé plus de 900 000 réfugiés à franchir la frontière vers le Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 300 000 Tchadiens de retour au pays. Une pression considérable pour l'un des États les plus pauvres du monde, qui pèse aussi sur l'équilibre de toute la sous-région.
Stabilité contre ouverture politique
Pour les observateurs onusiens, une tendance régionale se dessine : un rétrécissement progressif de l'espace politique au moment même où plusieurs États cherchent à consolider leur stabilité. Les partenaires internationaux appellent les gouvernements à garantir le pluralisme et les libertés fondamentales, conditions d'une stabilité durable.