La guerre au Soudan a poussé plus de 900 000 réfugiés vers le Tchad, auxquels s'ajoutent 300 000 Tchadiens de retour au pays. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est penché sur cette crise qui déstabilise toute l'Afrique centrale.
Le principal facteur de déstabilisation régionale
Devant le Conseil de sécurité, les Nations unies ont identifié la guerre au Soudan comme le premier facteur de déstabilisation de l'Afrique centrale. Le conflit a poussé plus de 900 000 réfugiés soudanais à franchir la frontière orientale du Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 300 000 Tchadiens de retour, fuyant eux aussi les combats.
Des provinces de l'Est sous tension
Dans les provinces du Ouaddaï, du Sila et du Wadi Fira, les sites de réfugiés débordent et les ressources locales — eau, bois, pâturages — sont soumises à une pression croissante. Les agences humanitaires peinent à suivre le rythme des arrivées, dans un contexte de financements en berne et de saison des pluies imminente qui compliquera l'acheminement de l'aide.
Un défi sécuritaire et politique pour N'Djaména
Au-delà de l'urgence humanitaire, cette crise teste la stabilité du Tchad, déjà engagé sur plusieurs fronts sécuritaires, du bassin du lac Tchad aux frontières sahéliennes. N'Djaména appelle la communauté internationale à un partage plus équitable du fardeau, alors que le pays accueille l'une des plus importantes populations réfugiées du continent.