Les États de l'Union économique et monétaire ouest-africaine prévoient de lever environ 15 000 milliards de FCFA sur le marché financier régional en 2026, un montant record qui met le marché sous pression.
Un recours massif au marché régional
Confrontés à des besoins de financement croissants et à un accès plus coûteux aux marchés internationaux, les huit États de l'UEMOA comptent lever environ 15 000 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics en 2026. Bons et obligations du Trésor se succèdent à un rythme soutenu, mettant à l'épreuve la liquidité du système bancaire régional.
Des taux qui grimpent, une dette qui pèse
Cette forte demande de capitaux pousse les rendements à la hausse et renchérit le service de la dette, qui absorbe déjà une part importante des recettes budgétaires de plusieurs pays. La Côte d'Ivoire, première économie de l'Union avec un PIB estimé autour de 90 milliards de dollars en 2026, reste la locomotive du marché, suivie du Sénégal et du Bénin.
Une croissance régionale qui résiste
Malgré ces tensions, l'Afrique de l'Ouest devrait afficher une croissance d'environ 4,4 % en 2026, selon les institutions financières internationales. Les économistes appellent toutefois à élargir la base des investisseurs, à allonger les maturités et à renforcer la mobilisation des recettes fiscales pour éviter une saturation du marché régional.