La baisse d'environ 12,5 % des réserves en devises de la BEAC en 2025 nourrit les interrogations sur le régime de change en zone CEMAC, certains analystes évoquant désormais ouvertement un scénario d'ajustement monétaire.
Des réserves en repli sensible
Selon plusieurs analyses financières, les réserves en devises de la Banque des États de l'Afrique centrale auraient reculé d'environ 12,5 % en 2025. Ce repli, lié à la baisse des recettes pétrolières et au service de la dette, ravive les interrogations sur la capacité de la zone à défendre durablement la parité fixe du franc CFA d'Afrique centrale avec l'euro.
Le scénario d'un ajustement évoqué
La banque américaine Citigroup a ouvert le débat en estimant que les pays de la CEMAC pourraient devoir envisager un ajustement de leur monnaie pour restaurer les équilibres macroéconomiques et relancer une croissance jugée insuffisante, attendue autour de 2,8 % contre près de 6 % en zone UEMOA. Un scénario que les autorités monétaires de la sous-région ont toujours écarté.
Diversifier pour ne plus subir
Au-delà du débat monétaire, les économistes s'accordent sur le fond : la CEMAC reste trop dépendante des hydrocarbures, quand l'UEMOA s'appuie sur l'agriculture, les services et l'investissement privé. La diversification des économies d'Afrique centrale apparaît comme la véritable clé de la stabilité du franc CFA, bien davantage que sa parité.