Le projet de raffinerie Cstar à Kribi prévoit la mise en service partielle de ses équipements au cours du second semestre 2026, avec une production initiale d'environ 10 000 barils par jour, une étape attendue pour réduire la dépendance du Cameroun aux importations de produits pétroliers.
Une première phase à 10 000 barils par jour
Selon les informations disponibles, la première phase du complexe doit permettre de traiter environ 10 000 barils par jour. L'objectif affiché est de monter progressivement en capacité, en s'appuyant sur la zone industrialo-portuaire de Kribi, dont les infrastructures d'accueil et le port en eau profonde constituent des atouts majeurs.
Réduire la facture des importations de carburants
Depuis l'incendie de la SONARA en 2019, le Cameroun importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers raffinés, une charge lourde pour la balance commerciale et le budget de l'État, qui soutient les prix à la pompe. Une capacité de raffinage locale, même partielle, atténuerait cette dépendance et les tensions d'approvisionnement.
Un signal pour l'industrialisation du littoral
Au-delà de l'énergie, le projet conforte la vocation industrielle de Kribi, où se développent déjà des activités logistiques, agro-industrielles et minières. Les autorités espèrent un effet d'entraînement sur l'emploi local et sur l'attractivité de la zone économique, dans un contexte de croissance nationale attendue à 4,3 % en 2026.