Trois mois après l'élection présidentielle de mars, l'opposition congolaise continue de dénoncer les conditions d'organisation du scrutin, dans un contexte régional marqué, selon l'ONU, par un rétrécissement de l'espace politique en Afrique centrale.
Des griefs persistants sur le déroulement du scrutin
Les principales formations d'opposition contestent la fiabilité des listes électorales, l'accès inégal aux médias publics et les conditions de la compilation des résultats. Elles réclament un audit indépendant du processus électoral et des garanties pour les scrutins à venir.
Un climat politique sous tension
Les autorités défendent la régularité de l'élection et appellent au dialogue institutionnel. Mais plusieurs organisations de la société civile font état de restrictions visant des réunions publiques et des militants, alimentant la défiance entre pouvoir et opposition.
L'Afrique centrale sous le regard des Nations unies
Devant le Conseil de sécurité, les Nations unies se sont récemment alarmées du recul des libertés publiques dans la sous-région, citant notamment les tensions postélectorales au Congo, les restrictions au Gabon et les condamnations d'opposants au Tchad. L'ONU appelle les États à préserver l'espace civique pour consolider la stabilité.