Face à l'épidémie d'Ebola due au virus Bundibugyo qui sévit en RDC, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) accélère le développement de trois vaccins candidats, alors qu'aucun vaccin homologué n'existe contre cette souche.
Une souche sans vaccin homologué
Contrairement à la souche Zaïre, contre laquelle des vaccins efficaces existent depuis 2019, l'espèce Bundibugyo ne dispose d'aucun vaccin ni traitement spécifiquement homologué. C'est tout l'enjeu de l'accélération décidée par la CEPI, qui finance des essais visant trois candidats prometteurs.
Un plan continental de 518 millions de dollars
Les CDC-Afrique et l'OMS ont lancé début juin un plan commun de riposte continental doté de 518 millions de dollars, destiné à renforcer la préparation, la détection rapide et la prise en charge dans les pays exposés. Les premiers signes de décrue observés en RDC restent fragiles, selon les autorités sanitaires.
Renforcer durablement les systèmes de santé
Au-delà de l'urgence, le plan insiste sur la résilience des systèmes de santé, mis à l'épreuve par la concomitance d'Ebola, du choléra, de la mpox et de la rougeole sur le continent. L'OMS rappelle que la rapidité de la détection et la vaccination ciblée des contacts demeurent les meilleures armes contre les fièvres hémorragiques.